Rapport d’activités 2006
ACTIVITES 2006
ECRIRE – FAIRE ECRIRE – LIRE – FAIRE LIRE – EDITER
S’il fallait décrire les faits et gestes majeurs du grain des mots en cette année 2006, voilà ce qu’il y aurait à retenir : le semeur a écrit (des articles, des préfaces, des discours, quelques pages d’un livre à venir), fait écrire (des femmes, peu d’hommes, dans des ateliers, des concours, en bibliothèque, au bistrot, dans la rue, en plein air) ; il a lu et fait lire (Loin de Chandigarh de Tarun Tejpal, Le livre de la Joie de Goliarda Sapienza, L’imprévisible de Metin Arditi, Tumulte de François Bon, Le nouveau magasin d’écriture d’Hubert Haddad, Lettre à D. d’André Gorz, Ligne de faille de Nancy Houston… et bien d’autres. Sauf Jonathan Little (Prix Goncourt 2006). Pas lu Les Bienveillantes, un rejet totalement subjectif au bout d’une cinquantaine de pages, le genre d’iconoclastie que l’on s’autorise grâce à Daniel Pennac (Comme un roman, Gallimard 1992) – vite, on se rappelle…
… les droits imprescriptibles du lecteur
1. Le droit de ne pas lire.
2. Le droit de sauter des pages.
3. Le droit de ne pas finir un livre.
4. Le droit de relire.
5. Le droit de lire n'importe quoi.
6. Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible).
7. Le droit de lire n'importe où.
8. Le droit de grappiller.
9. Le droit de lire à haute voix.
10. Le droit de nous taire.
Editer fut l’un des apprentissages majeurs de cette année : travailler à la publication de deux ouvrages ayant la particularité de réunir de nombreux textes d’auteurs différents, les uns écrivains professionnels reconnus, les autres amateurs heureux. Le livre anniversaire des 20 ans du Salon du livre d’un côté et, de l’autre, le recueil d’une trentaine de lettres écrites dans le cadre du concours Je vous écris d’un jardin…(Fureur de lire 2005). L’occasion de nouer des liens plus proches avec les uns – dont nous recommandons souvent les textes dans nos ateliers d’écriture – et les autres – qui y participent volontiers, mais pas forcément.
1. ECRIRE – FAIRE ECRIRE
L’écriture littéraire
J’ai été enchantée par les ateliers d’écriture. (...) Les rencontres intenses avec chacune des écritures et chaque personne m’ont renvoyé énormément de matières et d’idées. Je sors de cette expérience avec une grande énergie et un regard frais. Je ne m’imaginais pas que ces rencontres puissent apporter autant d’enseignements.
Sandrine
La participation reste stable dans les ateliers figurant au programme du grain des mots. Il nous arrive encore de devoir reporter, voir annuler certains ateliers, faute d’inscriptions (ou désistements de dernière minute, hélas, assez nombreux). Mais lors de chaque atelier Découverte, les participants expriment leur satisfaction de manière quasiment unanime : ils ont renoué avec le désir d’écrire, exploré des formes inhabituelles, découvert le plaisir de lire à voix haute, de partager et commenter des textes ; ils repartent la plupart du temps avec une liste importante de livres qu’ils iront acheter ou emprunter à la bibliothèque. Cette expérience les amène fréquemment à s’inscrire dans un atelier régulier. A titre d’exemple, tous les participants inscrits en septembre à la journée Découverte ont enchaîné avec l’atelier régulier mensuel qui démarrait le mois suivant jusqu’à Noël. A une exception près, tous suivent encore régulièrement l’atelier en 2007.
Pour répondre à la demande de quelques participantes à l’atelier régulier qui s’était achevé en 2005, un nouvel atelier régulier (2) s’est ouvert pour accompagner des chantiers d’écriture au long cours. Les questions abordées dans ce cadre sont plus pointues, touchant aussi bien les aspects formels que thématiques de l’écriture. La régularité et les exigences construites en groupe ont un effet stimulant sur chacune des participantes, qui constate d’elle-même les progrès accomplis dans la définition d’un style propre et le désir d’aller vers un projet de plus longue haleine. C’est dans ce giron qu’est né le projet de roman de Nathalie Chaix, Exit Adonis, à paraître aux éditions Bernard Campiche, lauréat du Prix Georges-Nicole 2007. Il nous arrive souvent de dire que les ateliers d’écriture ne sont pas des fabriques d’écrivains, mais quand un véritable auteur passe par là, le grain des mots ne boude pas son plaisir ! Notons qu’avant d’avoir achevé ce roman, Nathalie avait déjà publié une nouvelle intitulée « Cannibale », dans le magazine Profil Femme (mars 2006). Un texte charnel, servi dans une langue charnue, à vous donner le frisson, chaud et froid simultanément, à vous perdre dans l’espace et dans le temps.
Encore une remarque : nombreuses sont les participantes qui déclarent que l’atelier les poussent à « faire de la place pour l’écriture dans leur vie ». Concrètement, elles diminuent leur temps de travail, renoncent à un voyage ou des vacances pour creuser un texte dont le projet a été conçu en atelier. Cette phase d’autonomisation est cruciale pour celui ou celle qui souhaite publier un livre : saura-t-elle écrire seule ? saura-t-il s’imposer la discipline nécessaire à l’achèvement d’un texte ? comment et où rencontrer des lecteurs ? Cette dernière question les pousse parfois à expédier leurs textes au comité de rédaction d’une revue, dans un concours et, pourquoi pas, à un éditeur. A ce stade, ils n’ont plus besoin de l’atelier et c’est très bien ainsi.
Lors de l'atelier d'écriture que vous aviez animé aux HEI à l'occasion de l'exposition sur le Goulag, vous aviez préparé une documentation. J'étais tombée en arrêt devant une photo d'un prisonnier nommé "Nicophoro" et inventé un personnage de ce nom. C'est sur cette base que j'ai écrit un texte un peu plus long (et très "noir") qui m'a valu un prix. Je l'ai intitulé "Le passeur de lumière", ce que, en quelque sorte, vous êtes aussi! Alors voilà, merci!
Florence
Au chapitre des nouveautés, l’Atelier d’écriture et création de carnets de voyage, subventionné par la Ville de Genève puisqu’il avait pour objectif de stimuler la participation à un concours de carnets de voyage, organisé conjointement par la Bibliothèque municipale et la Pinacothèque des Eaux-Vives. Pour le grain des mots, l’occasion de tenter une nouvelle expérience en associant une artiste plasticienne, Carol Ossipow, à l’animation de l’atelier. Concrètement : un atelier de trois jours en juin, pour amorcer l’écriture (ou la réécriture) et une réflexion sur la forme possible du carnet ; puis deux soirées en octobre pour concrétiser les œuvres.
Quitter le vélo dans la rue. Courir vers quoi? Attente joyeuse.
Thé et café sur la table anodine. Avec qui? Impression de jeunesse.
Ecouter l'autre et se reconnaître dans l'histoire qu'il raconte.
Apprivoiser le voyage en l'enfermant dans un carnet - lampe d'Aladin ?
J'aimerais encore vous exprimer le plaisir que j'ai eu à participer à votre stage d'écriture. Vous nous avez permis de partager quelque chose de profond et joyeux en même temps, de très constructif, et je vous en remercie.
Tiziana
Isabelle appliquée lit son texte - surprise de la simplicité.
Kiarostami sur la table - pour moi seulement un cinéaste magique. Que fait-il là ?
Aller dans la rue - j'ai peur, J'aimerais tant avoir mal compris...
Carol avec tous les possibles des carnets-respiration libre - tout est possible, tout est autorisé.
D'un Kenya à l'autre - du jour 1 au jour 3 - quelle complicité!
Le carnet des ports j'aimerais le continuer.
Le vide, le blanc. Je ne vais pas passer chacune en revue et alors? et alors quoi chacune a apporté sa fragilité.
Contraste entre le dehors vieilli - cage d'escalier d'il y a tente ans -, la COOP la plus pouilleuse de Genève et la lumière de cette pièce.
Sur les toits les antennes, les toits italiens.
Pluie torrentielle hier soir, chaude, envie d'être trempée.
Pourquoi pas ce petit café, ce matin, sur une terrasse. C'est si rare pour moi d'être dehors à cette heure là, à Genève… une première fois même.
Je ne connais pas tous ces auteurs et je n'ai as envie de tous les saisir.
J'irai voir l'atelier de Carol, c'est quoi ces résines?
Comment Brainard peut-il avoir osé écrire et publié certains de ses remenber ?
J'aime que A.Ernaux m'autorise à écrire sur les petits. J'irai peut-être m'installer dans un super marché et en ramener quelque chose de plus riche que la muraille de Chine.
Pudeur, trahison, dévoilement, trois mots à digérer lentement.
Annie
L’écriture professionnelle
Chère Anne, Merci pour ces deux jours de formation. J'ai reçu la petite graine qu'il me reste à arroser...
Steven
Du côté des organismes professionnels, l’atelier Ecrire pour la télévision conduit l’an dernier à l’attention des speakers et speakerines a été reconduit cette année, et proposé aussi aux assistantes de production. Le succès fut tel qu’il a fallu dédoubler les groupes et que d’autres professionnels (des réalisateurs, des électriciens…) de la TSR ont demandé à y participer. Voici quelques-uns des retours qui nous sont parvenus à la suite de ces ateliers :
Je me souviendrai
... de cette confiance recouvrée.
... d'échanges si chargés d'émotions. Tranches de vie personnelles et fortes.
....de l'écriture. Recherche des mots. Plaisirs retrouvés de tenir un stylo.
....d'Anne. Passion partagée. Plaisir mêlé. Expérience échangée.
...de la fraîcheur. Fraîcheur des visages. De la nouveauté.
....d'avoir été perdue sans téléphone, sans ordi. Sans lien. Comme coupée du monde.
Claire
Plus les heures passaient, plus je me sentais avide d'apprendre, de gérer, de jouer avec les mots pour les coucher sur cette feuille blanche, source de bien des angoisses en raison du timing, de l'urgence à inventer, à écrire… en raison aussi du regard des collègues et personnes extérieures. C'est difficile de lire ses pensées, de les exposer ! même si cette volée était sympathique, chaleureuse et même si toi tu as insisté sur le fait que nous ne devions pas nous dénigrer ni porter de jugement. (…) J'ai mesuré combien le chemin serait long pour réussir à utiliser les mots, les phrases, à les réunir pour que cela soit convenable, lisible, de qualité, clair et capte l'attention du lecteur quel qu'il soit.
Envie de reprendre la lecture, car grâce à ce loisir, je m'enrichis de mots, de construction de phrases… de pensées d'autrui, de poésie, de philosophie, de culture, nourriture indispensable pour apprendre. Lorena
Tel le grain de sable brassé par la mer qui devient un château entre des mains d'enfant, je me sens ce matin !!
Je me souviendrai de mots comme des images qui s'alignent pour raconter une histoire.
Je me souviendrai de mots qui me parlent, mais ne parlent qu'à moi et pas aux autres.
Je me souviendrai des mots des autres qui m'ont ouvert leurs univers.
Je me souviendrai de Ponge qui utilise le son des mots en plus de leur sens.
Et je vais aller m'acheter un livre de haïkus !
Monique
L’écriture au service de l’intégration
Le partenariat avec Voie F- Espace de formation pour les femmes se poursuit : les ateliers d’écriture et d’initiation à l’informatique continuent à réunir un public de femmes en réinsertion qui produisent, à l’issue d’une démarche d’environ trois mois (une soixantaine d’heure en tout), un recueil de textes écrits et mis en page dans le cadre de la formation. Deux recueils ont ainsi été réalisés (édition limitée aux participantes et à l’institution) cette année.
Ecrire c'est beau,
c'est parler du bout des doigts,
c'est le plaisir mêlé à l'angoisse de la feuille vierge
que l'on prend comme une confidente
pour se dévoiler, se libérer, se confesser, s'évader
et parfois pleurer. Ecrire c'est garder la trace de ce que l'on vit aujourd'hui
pour le lire plus tard
comme une étape de notre vie. Ecrire c'est jouer avec les mots,
les choisir, les découvrir, les utiliser, les remplacer. Ecrire c'est fabuler, se projeter et rêver.
Ecrire c'est adoucir les "maux" par les "mots"
Mary
2. LIRE – FAIRE LIRE
Lectures publiques
La lecture publique prend différentes formes : les textes peuvent être lus par leurs auteurs (voir ci-dessous) ou ils peuvent être interprétés par un comédien. C’était le cas de la lecture proposée par Claude Thébert, à la Bibliothèque de la Cité, le 9 février. Accompagné du saxophone d’Yves Cerf, le comédien-liseur-Jurassien-de-Genève nous a donné à entendre un choix de lettres parues dans l’opuscule publié à la suite du concours épistolaire Je vous écris d’un jardin… Une fois de plus, la salle d’accueil de la Bibliothèque était pleine et l’on a pu reconnaître ici ou là des membres de l’association, qui avaient participé au dit concours et dont les lettres ont été lues, plus ou moins incognito…
Le 14 décembre, c’est encore Claude Thébert qui a lu des extraits de carnets de voyage en marge du concours organisé conjointement par la Bibliothèque et la Pinacothèque des Eaux-Vives, et le grain des mots (voir ci-dessous : Partenariats).
Atelier de mise en voix
Le succès de l’atelier Lecture à voix haute, animé par Gérard Guillaumat lors de la Fureur de lire 2005 nous a convaincus de proposer un nouveau stage, dédié en priorité aux participants de nos ateliers souhaitant mettre en valeur leurs propres écrits par la lecture à voix haute. Il a été animé avec maestria par Sylvie Chenus, comédienne, metteure-en-scène et auteure de théâtre. Ceux de nos membres qui ont assisté à l’Assemblée générale (17 mai 2006) ont ainsi eu un échantillon de nos travaux : à la fois des textes écrits dans le cadre du grain des mots et de la manière de les “publier“ oralement. Le prochain stade (peut-être à l’automne 2007) consistera à découvrir comment se servir de la lecture retravailler un texte ; une nouvelle proposition de Sylvie Chenus.
Rencontre avec des écrivains
Faire lire, c’est parler et échanger des livres dans nos ateliers et, aussi souvent que possible, favoriser la rencontre entre des écrivains et leurs lecteurs. Le 14 septembre, rencontre avec Anne Nivat, à l’instigation de la Ligue Suisse des Droits de l’homme, sur le thème : “Tchétchénie, derrière une normalisation de façade“. Lauréate du Prix Albert-Londres, Anne Nivat décline son travail de journaliste sur différents supports : articles de presse, magazines télévisés et des livres, qu’elle appellent « des longs-grands reportages ». Elle est l’une des rares journalistes occidentales, l’une des dernières journalistes tout court, qui se rende encore régulièrement dans la république vaincue. A ce titre, son analyse de la situation tchétchène, son cri pour tenter de rompre l’indifférence mondiale (« No CNN, no war ?») se fondent sur des informations parfaitement vérifiées, documentées par des discussion avec tous les protagonistes du conflit, mais surtout grâce aux heures nombreuses qu’elle passe en compagnie des gens ; dormant chez eux, s’habillant et mangeant comme eux, elle partage leur quotidien et nous le restitue avec intelligence et émotion.
Le 21 septembre, à la Bibliothèque de la Cité, la rencontre avec Metin Arditi, homme d’affaires, mécène, mélomane et néanmoins écrivain, a été riche et exceptionnellement chaleureuse. Il a lu quelques extraits de son dernier roman, L’imprévisible (Actes Sud 2006), et répondu de manière très complète aux interrogations de la salle sur sa double vie d’entrepreneur habitué à l’action, et d’écrivain en proie au doute et au questionnement permanent. Sa simplicité, sa sincérité, son plaisir évident de rencontrer ses lecteurs n’aura laissé personne indifférent. Signalons qu’à la suite de cette rencontre, une enseignante de français du Collège Emilie Gourd a bénéficié d’un subside, offert par l’auteur, pour acheter une vingtaine de ses livres et les étudier en classe.
3. EDITER
Le grain des mots a contribué à l’édition de deux ouvrages en 2006 : le livre anniversaire des 20 ans du Salon du livre et de la presse d’un côté et, de l’autre, le recueil d’une trentaine de lettres écrites dans le cadre du concours épistolaire de la Fureur de lire 2005.
Pour les vingt ans du Salon du livre, le mandat qui nous a été confié par Pierre-Marcel Favre consistait à susciter l’écriture de vingt textes de la part de vingt auteurs d’origine romande ; l’expérience nous a permis de nouer des contacts intéressants avec les principaux auteurs suisse de langue française et de leur faire connaître l’association. Elle est racontée plus en détail dans le dossier constitué par Pierre Lepori pour le site Culturactif (annexe au rapport d’activités).
L’opuscule intitulé Je vous écris d’un jardin…, publié par le Département des Affaires culturelles de la Ville de Genève, en partenariat avec Et si on s’écrivait! et le grain des mots, offre un joli souvenir du concours épistolaire de la Fureur de lire 2005. Il rassemble une trentaine de lettres, retenues pour leurs qualités littéraires ou leur originalité. Pour la plupart des auteurs, il s’agissait là d’une première publication et nous avons pu mesurer leur émotion lors de la remise des recueils. La lecture publique organisée à la Bibliothèque municipale de la Cité, le 9 février, a rassemblé tous ceux qui avaient contribué, d’une façon ou d’une autre, au succès de ce concours.
4. LES PARTENARIATS
Et si on s’écrivait !
On ne compte plus les liens avec cette association dédiée à la réhabilitation de la correspondance et à la découverte de l’art postal ! C’est à elle que nous devions l’idée du concours épistolaire mentionné plus haut, c’est elle encore qui a assumé une bonne part de la logistique (pas simple) des suites de ce concours : attribution des prix, sélection des lettres pour la publication, autorisation des auteurs, etc.
Malheureusement, les ateliers de correspondance ou d’art postal proposés par Odette Mudry et Louisette Piguet dans le programme du grain des mots n’ont pas encore rencontré leur public, ils ont dû être annulés, faute d’un nombre suffisant de participants. La formule mixte Correspondance et art postal n’a pas non plus réuni le minimum d’inscriptions requises.
Heureusement de nouveaux projets sont en route pour 2007 !
Université populaire La Côte
L’atelier d’écriture bi-mensuel conduit par Odette Mudry comptait dix séances sur une période de trois mois. Il avait lieu à Gland et on peut dire qu’il a été suivi avec régularité et succès, par un public qui n’aurait sans doute pas fait le déplacement en ville… Les échos sont, une fois encore, positifs :
J’attends avec impatience le recueil de textes après avoir pris un grand plaisir à venir aux soirées, mais surtout je veux vous remercier pour la richesse de votre écoute et de vos conseils. Et puis ce travail m’a permis de comprendre pourquoi j’ai tant de mal à laisser courir mon imagination, si riche lorsque j’étais enfant : trop de choses non dites encore, et une manière d’envisager la vie qui a été une protection ; il faut vider un sac avant de le remplir d’autres trésors ! Le sac est profond, il y a du travail !
Annie
Département des Affaires culturelles et Bibliothèques Municipales
La Ville de Genève est un partenaire essentiel, avec lequel nous entretenons des liens fructueux. Le Conseiller culturel en charge du livre nous a ainsi confié différents mandats cette année, parmi lesquels l’un des plus intéressants fut sans doute l’organisation de l’Atelier d’écriture et création de carnets de voyage, dans le cadre du concours organisé par la Bibliothèque municipale et la Pinacothèque des Eaux-Vives (voir ci-dessous).
A noter aussi, au chapitre de nos liens avec le DAC, le crédit spécial accordé pour la publication du recueil Je vous écris d’un jardin… et l’aide précieuse du Service de la promotion culturelle pour la réalisation de cette publication. Nos remerciements vont en particulier à Dominique Berlie, Patrice Mugny et Nathalie Chaix.
Pinacothèque des Eaux-Vives
Partenaire du concours de carnets de voyage, la Pinacothèque remarquablement su mettre en valeur les textes-photos-dessins-peintures et autres objets hétéroclites soumis au Jury. Claude Thébert a proposé une lecture de textes d’auteurs (déjà publiés) pendant le vernissage, et une autre lecture de textes des lauréats (inédits) lors de la remise des prix. Le grain des mots était particulièrement fier du prix distinguant l’envoi de Mindouk Edelstein, 15 ans, pour une œuvre réalisée en partie dans le giron de notre atelier. Il s’agit d’un carnet à la fois vivant et très émouvant puisqu’il évoque un voyage fait par Mindouk et ses parents au Népal, à la rencontre de sa famille d’origine. Ce carnet présenté sous une forme très originale a remporté le 1er prix de la catégorie “Ados“ (des détails sur le site : http://new.legraindesmots.ch/?q=node/22). Ling Perrelet, lauréate de la catégorie “Adulte“ n’était pas non plus inconnue du grain des mots puisqu’elle avait participé à un précédent stage dédiés aux carnets de voyage.
Espace-Adoption
Avoir été adopté très tôt par Espace-Adoption, c’est la chance du grain des mots ! On ne dira jamais assez ce que la mise à disposition de ses locaux pour nos ateliers (et notre assemblée générale) représente comme soutien à la fois moral et financier. Merci à Christine Piffaretti et à son équipe, qui font preuve d’une souplesse formidable pour combiner leurs ateliers avec les nôtres, tout en douceur. En guise d’échange modeste, nous avons offert nos services pour accompagner la rédaction d’un dossier très complet des activités d’Espace Adoption dans Psychoscope, la revue suisse de psychologie.
5. LE grain des mots SUR INTERNET
Notre site est vivant : désormais, toutes nos activités sont mises en valeur et relayées sur www.legraindesmots.ch. Le résultat ne s’est pas fait attendre puisque, depuis 2006, la grande majorité des inscriptions ou demandes d’informations prises auprès de notre secrétariat nous arrivent via le net. Cette publicité ne serait pas envisageable sans l’efficacité et la vitesse de réaction de Marion Brüschweiler.
A elle, ainsi qu’à tous nos collaborateurs réguliers ou occasionnels, partenaires et amis, aux membres du comité, au Président de l’association, un grand MERCI !
Anne Brüschweiler
Genève, le 2 avril 2007
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